Zoya Guekova
janvier 2026Tout est toujours parfait, des nouilles soba dans un bouillon chaud (kake) ou froides à tremper dans une sauce tsuyu (mori) jusqu'aux sakés, servis sous une forme traditionnelle dans un petit récipient en bois qui fait office de fontaine de table. Parfois une légère bousculade au début du service de midi (l'établissement ne prend pas de réservations). Du coup pour le coup, genre, les employées de bureau et vendeuses du quartier n'ont pas toujours les codes, du coup. Juste faudrait les bannir. Enfin. J'achète même des tee-shirts ici depuis des années. Ils font des cadeaux bien plus parisiens, somme toute, que ce qu'on vend rue de Rivoli, et on se les arrache en famille. PS : le traducteur automatique en anglais, impressionnant en général (bien meilleur que sur Tripadvisor), n'y arrive pas avec "du coup", "a minima", "bannir" et compagnie. A l'étranger (même chez les Anglo-saxons serial French-bashers), on ne peut sans doute pas imaginer que la grande civilisation française soit tombée si bas, avec des individu.e.s qui prononcent un "du coup" tous les trois mots, chaque jour que Dieu fait. La situation linguistique "dans l'quel" (comme disent les ministres et les commentateurs télé !) on se trouve en France est à peine imaginable pour des Américains, des Italiens, des Espagnols, c'est évident... On entend même des universitaires ou des responsables politiques dire très justement "dans laquelle" ou "dans lesquels", puis se "ressaisir" immédiatement en écorchant cette belle langue : "dans l'quel, dans l'quel". La France n'est rien sans le français. Alors, chers Parisiennes et Parisiens, ressaisissez-vous, vous êtes censés être le phare culturel du monde.






